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Le Grand Livre, revu et corrigé !

«Un coffre-fort infini, dans lequel on accrochait nos espoirs, nos souvenirs entre les étoiles. »

C’est ainsi que les habitants de Stoneham, dans le temps, considéraient le ciel. C’était pour eux un protecteur d’une sureté inviolable, qui conservait la seule richesse qu’ils possédaient : leurs rêves.

Mais ils apprirent un jour que même un être aussi solide et éternel que le firmament peut être détruit. Et c’est ce qui arriva. Pour des raisons aussi obscures que la nuit, un individu assassina le ciel. Les rêves, les espoirs et les mémoires intemporelles se diluèrent dans le sang stellaire, pour disparaître dans les vapes de l’oubli. Ajoutez à cela le sacrifice de la Mère Nature et la quête personnelle d’un professeur de l’Université de Stoneham, et vous aurez une petite idée de ce que vous réserve la nouvelle version de mon spectacle de conte Le Grand Livre, qui sera présenté les 30-31 mars prochains aux Voûtes de la Maison Chevalier de Québec. Durant ces deux soirs, qui seront tout sauf ordinaires, vous aurez l’opportunité d’effectuer un aller-retour unique entre Stoneham, mon village, et l’Univers. Vous ferez la connaissance de personnages colorés et insolites, comme la Mère Nature, Jos l’opticien ou Alcide Leduc, un artiste peintre très spécial. Vous verrez aussi qu’il suffit parfois de bien peu pour changer du tout au tout la vision d’une communauté.

C’est donc un rendez-vous, les 30 et 31 mars prochains dès 20:00, aux Voûtes de la Maison Chevalier de Québec. Billets en vente (15 $) au Centre de Valorisation du Patrimoine Vivant (5, Cul-de-sac, Québec.) Pour achats et réservations: (418) 647-1598

 
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Publié par le 22 février 2012 dans Actualité, arts, Conte, Nouvelle, Québec, spectacle, tradition

 

Le Grand Livre

Imaginez-vous un village où personne ne sait lire ni  écrire, un village où l’on se souvient, tout simplement.

Imaginez-vous maintenant que du jour au lendemain, les habitants de ce village, suite à une vision apocalyptique de la sorcière locale, se voient obligés d’apprendre la lecture et l’écriture pour préserver leur mémoire et leurs souvenirs. Ajoutez à cela l’assassinat du ciel et le vol du troisième oeil de la sorcière, et vous aurez une petite idée du contenu de mon nouveau spectacle de conte, Le Grand Livre, qui sera présenté en primeur les 11 et 12 novembre prochain à la Grange du presbytère de Stoneham. Durant ces deux soirs, qui seront tout sauf ordinaires, vous découvrirez un passage de l’histoire de Stoneham que très peu de gens connaissent. Vous rencontrerez des personnages colorés et insolites qui ont jadis peuplé notre village, comme notre sorcière, Joe l’opticien ou Elzéard Pageau, fondateur de l’Université de Stoneham. Vous verrez aussi qu’il suffit parfois de bien peu pour changer à tout jamais l’existence paisible d’une petite communauté.

C’est donc un rendez-vous, les 11 et 12 novembre prochain dès 20:00, à la Grange du Presbytère de Stoneham. Billets en vente au coût de 15 $, au Complexe municipal de Stoneham, où à la porte le soir de l’événement. Pour réservation (ce que je vous conseille fortement de faire, car les places sont limitées), veuillez m’écrire à l’adresse électronique indiquée dans l’onglet contacts.

Venez nombreux !

Une diffusion de Cantons Culture, en partenariat avec la municipalité des Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury.

 
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Publié par le 12 octobre 2011 dans Actualité, arts, Conte, Non classé, Nouvelle, Québec, spectacle

 

De quoi c’est que c’est, un conteur ?

Beaucoup de gens, récemment, m’ont posé cette question-là. Et je dois dire que c’est pas si simple que ça d’y répondre.

Être conteur, à la base, c’est d’être communicateur. Le conte est le plus ancien moyen d’expression et d’éducation du monde, en plus d’être l’une des plus vieilles formes d’arts pratiqués sur Terre, aux côtés de la danse et la musique. Être conteur, c’est d’être le porte-voix du passé, du présent et de l’avenir. Être conteur, c’est aussi d’être cultivateur du savoir et de l’imaginaire du public. Être conteur, c’est d’être gardien de l’histoire, sans laquelle il serait bien difficile pour nous autres de travailler (et pour la société, d’évoluer). Être conteur, c’est aussi d’accepter d’être différent, dans le domaine artistique (et à ça, il n’y absolument rien de gênant, bien au contraire !) Parce que des conteurs, il y en a autant de types différents qu’il y a d’étoiles dans le ciel (et il y en a un méchant paquet, à ce qu’on dit !) Et à mon sens, c’est ça qui fait l’essence du conteur; la différence. Chaque conteur, dans sa manière de conter, de créer ses histoires et de les présenter, affiche un style et une langue qui est propre à lui-même. Il est faux de penser qu’un conteur, c’est forcément un gars en froque carotté qui va te conter une histoire de bûcherons. Naturellement, je n’invente rien en disant ça, mais beaucoup de gens du public associent à tort cet archétype du conte et du conteur traditionnel à tout le milieu du conte québécois. Comme s’il y avait une façon de faire uniforme, une sorte de «code» que les conteurs se devaient d’utiliser pour baliser leur travail et se guider. Il n’en est rien, évidemment. Le conte, et c’est là qu’il est différent de beaucoup d’autres formes d’arts, comme le théâtre ou la littérature, n’impose aucune contrainte de création ou d’interprétation à ses artisans. Il n’y a pas de «code» et le conte, dans son ensemble, est beaucoup plus diversifié qu’on ne pourrait le croire.

Évidemment, à cette question se greffe le fameux : Qu’est-ce qu’il faut pour être un bon conteur ? Encore une question piège ! Il y a autant de réponses différentes qu’il y a de conteurs sur Terre. Mais je vais vous donner la mienne. Pour être un bon conteur, à mon entendement à moi, il ne faut qu’une seule chose : L’écoute. Car avant de prendre la parole, il faut écouter. Écouter ce qui nous entoure, le folklore local, les gens qui peuplent l’endroit où tu contes, il faut s’écouter soi-même, découvrir ce qu’on veut faire comme type de conte (trad, urbain, création, etc.) Quelqu’un qui n’écoute pas, qui n’est pas attentif à tout ces détails ne sera jamais, à mon idée, un conteur. Pour ce qui est du reste, il faut se pratiquer, bien entendu, se renseigner, aller voir des conteurs à l’œuvre dans des spectacles ou lors d’événements culturels, en apprendre toujours d’avantage sur le milieu (et on en découvre toujours, même après de longues années d’écoute !). Tout le monde peut devenir conteur. En fait, tout le monde est un peu conteur. Être conteur, ça part d’aussi petit que de conter ton voyage de pêche à ton voisin, ou une anecdote qui t’es arrivée l’autre jour dans l’autobus.

Voilà donc, ce que c’est qu’être un conteur. C’est de prêter sa voix à des milliers de gens, de peuples et d’histoires qui ont façonné le passé. C’est aussi de parler assez fort pour que demain, il y ait un écho de la souvenance d’aujourd’hui, pour que la tradition orale puisse continuer d’évoluer à travers le temps !

- Maxime Plamondon

 
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Publié par le 30 juin 2011 dans Actualité, Conte, Nouvelle, Québec

 

Baptême de l’onglet Médias !

Eh oui, ce soir, j’annonce officiellement que l’onglet médias entre en service ! J’y ai ajouté un premier lien qui vous mèneras directement à un extrait audio de l’un de mes contes ! D’autres suivrons, bien entendu ! Vous m’excuserez pour la qualité audio qui n’est pas super (c’est très écoutable quand même, je vous rassure), mais je suis un conteur, et non pas un technicien en sonorisation !

Qu’à cela ne tienne, bonne écoute !

- Maxime Plamondon

 
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Publié par le 4 mai 2011 dans Non classé

 

Un conte électoral

Oui, la tradition orale touche même le milieu politique ! Et ce sera ma contribution à l’élection fédérale que nous traversons actuellement; un conte. Et comme je ne conte jamais de menteries, tout ce qui sera dit plus bas est tout à fait vrai. Il s’agit d’une histoire que je tiens de mon grand-père Élie, qui lui-même la tient de son grand-père Élie, qui vécu lors de la rébellion de 1837-1838 et qui lui raconta l’un des événements menant à cette rébellion.

L’histoire prend place lors de l’élection du 21 mai 1832, dans le Quartier-Ouest de Montréal.

«Un ami de la famille Plamondon, un nommé Dandurant, se trouvait sur la place d’Arme avec d’autres canadien-français ce jour-là. Ils discutaient de l’élection qui avait lieu».

Elle opposait un marchand d’origine américaine, Stanley Bagg, à un médecin irlandais, Daniel Tracey, ouvertement Patriote.

«Vers les trois heures de l’après-midi, Dandurant et les autres entendirent monter une clameur et des cris, suivit d’injures. Dans le bureau de vote, une bataille sauvage était en train d’éclater entre les partisans de Bagg et de Tracey. Dandurant lui-même vit des partisans de Tracey attaquer violemment les magistrats qui supervisaient l’élection. La bataille gagnait en intensité, et le sang coulait à flot, quand on entendit soudait le bruit familier à cette époque de bottes de cuir frappant le sol au pas cadencé. Des soldats anglais arrivèrent, place d’Armes. Ils étaient une cinquantaine, sous le commandement du lieutenant-colonel Macintosh et ils tentèrent du mieux qu’ils purent de disperser la foule. Des pierres volaient en tout sens, et Dandurant manqua de peu d’y perdre un œil. Lui et d’autres se mirent à l’abri, ripostant en lançant d’autres pierres. Peu à peu, la foule se calma. Une rumeur circula alors comme quoi il aurait été préférable de cesser le vote. Dandurant et d’autres canadiens-français, soutenu par Louis-Hyppolite Lafontaine lui-même protestèrent. Le calme était revenu, le vote pouvait continuer. Les troupes britanniques se retirèrent, pour aller se poster sur le parvis de l’église Notre-Dame.»

«Dandurant et les autres se rapprochèrent du bureau de vote. L’heure de fermeture approchait.» Mon grand-père m’a dit à ce moment là qu’il régnait une atmosphère de grande fébrilité. Tout le monde, canadien-français comme canadien-anglais, retenait son souffle. 

«On déclara finalement le gagnant : Daniel Tracy, qui était en avance sur Stanley Bagg par 5 voix seulement. Les canadien-français étaient en liesse, et c’est une foule en ébullition qui conduisit le gagnant de l’élection jusqu’à sa résidence du faubourg Saint-Antoine. Dandurant les suivais allègrement, chantant le ”il a gagné ses épaulettes ! Maluron, malurette !”»

«Mais les partisans de Bagg ne l’entendaient pas de cette oreille. Ils prirent les supporters de Tracey en chasse, et une violente bataille éclata sur le chemin. Les militaires, toujours stationnés sur le parvis de l’église Notre-Dame, arrivèrent en renfort. Des pierres recommencèrent à voler dans les airs. Le lieutenant-colonel Macintosh lui-même fût blessé par l’une d’entre elles. C’est alors que le pire arriva. Au plus fort de la bataille, alors que les supporters de Tracey et ceux de Bagg en était à s’entretuer, Dandurant et ses amis en première ligne, des juges ordonnèrent aux militaires de tirer sur la foule. Les fusils en joue, les décharges éclatèrent, trouvant écho sur la devanture des maisons de briques, comme un appel à la mort. Les pierres cessèrent de s’élever dans les airs, la foule cria d’une seule voix. Dandurant s’effondra sur le sol, le sang s’échappant de sa poitrine. »

Mon grand-père m’a dit que trois canadiens-français furent tué ce soir-là; un nommé François Languedoc, l’autre, Pierre Bilette et un dernier, Casimir Chauvin. Dandurant, le bon ami de mon arrière-arrière grand-père et l’un des nombreux blessé de cette émeute, survécu grâce au bon soin du docteur Nelson, grand personnage de la Rébellion des Patriotes.

Cet événement-là, l’élection du 21 mai 1832, conduisit directement les Patriotes à la Rébellion de 1837-1838.

Aussi donc, la morale de ce conte, qui n’en est pas vraiment un: allez voter. Peut-être que si tout les canadiens-français concerné avait pris part à cette funeste élection, Tracey aurait obtenu une majorité difficile à contester par les partisans de Bagg. De nos jours, il n’est peut-être plus questions de conflit entre les francophones et les anglophones, mais il est question de la sauvegarde des principes démocratiques, au Canada, et ailleurs dans le monde. La démocratie n’est pas un droit acquis, comme tant de gens se l’imaginent. Allez voter, car je n’ai pas envie de voir la démocratie devenir une légende, un conte que je raconterais à qui veut l’entendre, pour se redonner de l’espoir. Allez voter !

- Maxime Plamondon

 
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Publié par le 25 avril 2011 dans Actualité, Conte, Nouvelle, Québec, tradition

 

Conteries de Charlevoix

J’ai eu le plaisir de participer aux Conteries de Charlevoix, le 20 mars dernier, dans le cadre de la journée mondiale du conte. Qu’est-ce que c’est les Conteries de Charlevoix ? Une série d’événements de contes ayant lieu à Baie Saint-Paul. Nous étions dix conteurs passionnés qui avons eu bien du plaisir durant un après-midi complet, à la salle Paul-Médéric. Le journal local à fait un article à ce sujet, et je vous invite à le consulter, c’est très flatteur à l’endroit de l’événement qui, je l’espère, sera reconduit dans un avenir rapproché !

http://www.charlevoixendirect.com/index.asp?s=detail_actualite&id=132506

- Maxime Plamondon

 
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Publié par le 12 avril 2011 dans Actualité, arts, Conte, Nouvelle, Québec, spectacle, tradition

 
 
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